La zoothérapie à l’hôpital

La zoothérapie est un projet thérapeutique développé avec des animaux rigoureusement sélectionnés. Ils apportent un soutien aux patients, notamment ici dans le service pédiatrique d’un hôpital français. Christine Levant a importé cette discipline du Canada et la développe aujourd’hui dans plusieurs établissements.

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Une initiative similaire est menée chez nous via l‘asbl Activ’Dog.

La déco, quel effet !

Alors que le moral peut-être au plus bas au moment d’une hospitalisation, la décoration des espaces d’accueil et de soin peut influencer favorablement l’état du patient et l’aider à faire face à la maladie. Voici quelques exemples inspirants.

A Londres, un collectif d’artiste a été sollicité pour redécorer l’hôpital pour enfants London Royal. Un vent de fraîcheur et une touche de folie qui ne laissera pas indifférent. Une initiative qui tend à rappeler la visite du mois dernier au service de pédiatrie du CHWAPI.

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Retrouvez ici d’autres illustrations de cette initiative.

Autre projet, de saison cette fois : les fêtes de Noël inspirent le monde médical, qui conceptualise les traditionnelles guirlandes, sapins et boules de Noël.  Il y a du joli, de l’astucieux, de l’humoristique et du…déroutant !

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Retrouvez l’article complet et d’autres illustrations.

Une formation à la bientraitance

Créer du lien entre le soignant et le soigné, apprendre les gestes appropriés pour les patients les plus vulnérables, être à l’écoute des besoins de celui qui ne peut pas s’exprimer… voilà quelques objectifs de la formation à la bientraitance. Parfois difficile à appliquer compte tenu des conditions de travail des soignants, la bientraitance soulève la question de la dignité de la personne fragilisée. Démonstration en images.

La Vie-Là : un projet pour augmenter les chances de guérison

En septembre 2013, la Clinique Saint Pierre (Ottignies) a ouvert une maison entièrement dédiée à la médecine intégrative pour ses patients atteints de cancer. Située à quelques centaines de mètres de son bâtiment principal, La Vie est là a pour mission d’améliorer la qualité de vie des patients pendant et après le traitement (durant l’année qui suit). Elle propose un programme destiné à réduire le stress, la dépression et la douleur, et à améliorer la tolérance aux traitements. Parmi les activités proposées, citons par exemple les massages thérapeutiques, le mindfulness, le coaching émotionnel et mental, les ateliers nutrition, le yoga, la marche nordique, ou encore les ateliers d’expression (peinture, chant, écriture…). Une attention est également accordée aux soins esthétiques avec des ateliers maquillage, des conseils pour surmonter la chute des cheveux due à la chimiothérapie, choisir les perruques, foulards et lingerie adaptée, etc.

L’objectif du projet est de réduire le taux de récidive et d’augmenter les chances de guérison grâce à l’amélioration du suivi des traitements et la modification des comportements de santé. Les activités proposées visent à augmenter l’immunité induite par le bien-être global. La Vie est là permet également à ses patients de rompre l’isolement, de se soutenir mutuellement, de s’entraider et de partager le vécu commun de la maladie et des traitements. L’expérience a déjà démontré que les effets bénéfiques sur les patients dépassent les objectifs premiers de l’initiative.

Plus d’infos : http://www.lavielaottignies.org

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Atouts de l’animal de compagnie pour le processus de guérison

L’UZ Brussel a récemment lancé le projet novateur de la Villa Samson :  une initiative visant à intégrer les animaux de compagnie dans le processus de guérison des patients. Des études ont effectivement démontré que l’animal de compagnie peut influencer l’état de santé de certains patients. On remarque souvent que l’animal domestique est parfois le seul « membre de la famille » du patient, qui en tire beaucoup d’affection et de consolation au quotidien pour faire face à la maladie.

mamy_chienToutefois, le Conseil supérieur de la Santé n’autorise pas les animaux domestiques à l’hôpital, à l’exception des chiens d’assistance. L’UZ Brussel a décidé de bâtir un lieu externe à l’hôpital où patients et animaux de compagnie pourront se retrouver en toute tranquillité. La Villa Samson comptera 6 chambres : durant la matinée, les patients pourront s’y rendre pour des séances de thérapie avec des animaux spécialement formés, et l’après-midi, ils pourront y rencontrer leur propre animal domestique.
Pour mettre sur pied ce projet, l’hôpital s’est inspiré d’initiatives menées à l’étranger, et notamment de l’hôpital des enfants universitaire St Joan de Due à Barcelone. Tous les patients hospitalisés à l’UZ Brussel pourront bénéficier de cette nouvelle structure, à condition que leur pathologie leur permette d’être en contact avec un animal. Le projet vise plus particulièrement certains groupes de patients, comme les enfants ou les personnes âgées isolées. D’autres initiatives du même type sont déjà menées dans les maisons de repos ou instituts pour personnes handicapées, notamment grâce à l’asbl Activ’Dog, créée il y a dix ans déjà, dans le but de favoriser la mise en place d’activités assistées par l’animal.

Pour plus d’infos sur la Villa Samson : http://www.amipourlavie.be/VillaSamson_fr

Soins palliatifs : évolution de l’approche et pluridisciplinarité

Début juin, la Commission de la Santé de la Chambre a approuvé à l’unanimité une proposition de loi qui élargit la définition des soins palliatifs pour ne plus les limiter aux quelques semaines de fin de vie du patient.  La proposition vise à créer une culture dans laquelle le médecin traitant, qu’il soit généraliste ou spécialiste, évoquera les soins palliatifs à un stade précoce, alors que le traitement est encore en cours. Une approche qui pourrait être plus adaptée, notamment pour les cas de maladies neurologiques, cardiaques ou pulmonaires chroniques. La proposition adoptée retient le caractère avancé ou terminal de la maladie et insiste sur le caractère pluridisciplinaire de l’approche palliative : les soins ne seront pas limités aux seuls aspects médicaux, mais intègreront un accompagnement psychique, social, moral, existentiel et, le cas échéant, spirituel du patient et de ses proches.

Une évaluation budgétaire est en cours, les résultats sont attendus au mois d’octobre. La formule pourrait revenir ensuite devant le Parlement.

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